"Au cours des dernières décennies, l’évolution des mentalités en France a conduit à une explosion des ventes de chiens et de chats, en particulier par l’intermédiaire des animaleries qui ont proliféré et pris une part importante du marché ! Ceci, grâce à des méthodes de ventes agressives : publicité tapageuse et mensongère, vente à crédit, etc…

Cette explosion du marché a coïncidé avec les transformations politiques, économiques et sociales des démocraties populaires d’Europe de l’Est, qui, à partir de 1989, se sont converties à une économie de marché, sans que les nouveaux états mis en place puissent jouer un rôle de régulation satisfaisant. Dans ces pays, des entrepreneurs actifs ont compris tout les bénéfices qu’ils pouvaient tirer de cette nouvelle situation, à savoir : exporter à des prix défiant toute concurrence des chiots, vers les consommateurs à haut niveau de vie de l’Europe Occidental.

En France, ces courtiers sont apparus pour servir d’intermédiaires entre ces producteurs de l’est, et ces grandes surfaces animalières. Ils ont bénéficié à la fois de construction européenne facilitant la libre circulation des hommes et des marchandises, du laxisme et de la corruption de certains fonctionnaires chargés de rédiger et d’appliquer la législation et la réglementation et de faible mobilisation des amis des animaux."

(Extrait de Vos chiens n°222)

L'engouement très fort pour les chiens et les chats à conduit à une explosion des ventes en animaleries et un grand nombre de français s'y rendent croyant acheter des chiens et des chats d'origine française présentant toutes les garanties prévues par le code de la consommation.
En réalité, la situation est totalement différente ainsi que le prouvent les enquêtes menées par l'ANTAC, et l'instruction diligentée par le juge GADAUD du TGI d'Angoulême.

A la suite de ces révélations, toutes les instructions menées en France (ma griffe, ou dans la Marne, la Moselle, les Alpes Maritimes) confirment les infractions permanentes.

Législation et réglementation ne sont respectées qu’en apparence, car ce commerce s’effectue de façon totalement illégale.

  1. Les chiots ont seulement 6 à 8 semaines, l’âge légal est ignoré
  2. Les documents d’accompagnement légaux en provenance des pays de l’Est sont complètement fantaisistes.
  3. Les contrôles des importateurs aux frontières par les douanes ou par les DSV sont inexistants (les fonctionnaires tamponnent et avalisent tous les documents présentés…)
  4. Chez le principal importateur français, les chiens étaient soignés et vaccinés par les employés (exercice illégal de la médecine vétérinaire), tatoués par ces mêmes employés (non agréés par le Ministère de l’agriculture) tandis que les chats étaient également tatoués à la pince, sans anesthésie (mauvais traitement à animaux).
    (voir condamnation par le TGI d'Angoulême le 4 avril 2003)
  5. Les documents des chiots décédés sont réutilisés systématiquement (alors que la mortalité est très forte), ce qui signifie que certains chiots échappent totalement à toute vaccination aussi bien en Europe de l’Est qu’en France.
  6. La quarantaine de 8 jours n’était pas respectée (portée à 15 jours depuis 2002)
  7. D’après des statistiques portant sur 400 chiots extraites du n° de janvier 2001 de « Vos Chiens Magasine », 25% des chiots fournis par des importateurs « trafiquants » posaient de graves problèmes aux acheteurs ; allant du décès rapide, à la maladie permanente, car les chiots n’ont jamais été vaccinés normalement. Les soins vétérinaires multiplient par deux voir même par dix le prix d’achat ; sans compter les chiens, non socialisés, aux réactions imprévisibles (un propriétaire a été mordu 6 fois, dont certaines fois très gravement).

Exemple d'infractions et de débits relevés chez un seul importateur

Sur chaque chiot, au moins 9 infractions.

  • 1 - Conditions de transports non réglementaires
  • 2 - Chiots non identifiés individuellement
  • 3 - Faux certificats sanitaires (vaccination contre la rage garantie, alors qu'elle ne peut être réalisée qu'à partir de 3 mois – les chiots avaient de 6 à 8 semaines.
  • 4 - Age légal d'importation hors C.E. non respectée
  • 5 - Quarantaine non respectée
  • 6 - Identification auprès de la S.C.C non-conforme (souvent le jour non noté)
  • 7 - tromperie sur l'origine de la marchandise (vendus comme chiens français)
  • 8 - tatouage effectués par les employés (en contradiction avec l'Art. 3 du décret de 1991).
  • 9 - chiens vaccinés par employés (exercice illégal de la médecine vétérinaire)

Mais sur un certain nombre d'autres chiots, la liste est encore plus longue.

  • 10 - Les documents des chiots décédés sont ré-attribués à de nouveaux chiots (ce qui permet d'économiser vaccinations et tatouages), mettant ainsi sur le marché des chiots jamais vaccines.
  • 11 - Rottweillers non déclarés en mairie (chiens de 2ème catégorie)
  • 12 - chiens décédés, brûlés dans la fosse commune.
  • 13 - Actes de cruauté envers animaux (coups de pieds, coup de fourches).
  • 14 - Chatons tatoués à la pince sans anesthésie (formellement interdit)

Sur la dernière année d'activité avant l'intervention de la justice, cela conduit à 400 000 infractions.

Bien entendu la DSV du département concerné n'a jamais rien vu... et peut-être ne verra jamais rien.

Il faut finir avec le folklore et les illusions des naïfs

Qui d'ailleurs peut croire sérieusement que les conditions de transport réglementaires peuvent être respectées ?
C’est-à-dire : arrêt toutes les 12 heures pour faire abreuver les animaux suivant les circulaires française.

Comment voulez vous matériellement qu’un chauffeur sorte ses récipients pour faire boire toute sa cargaison de 100 chiots ?

Pensez-vous que 100 chiots drogués peuvent supporter le voyage, totalement stressés car ils viennent d’être arrachés à leur mère, qui n’ont peut-être jamais eu l’habitude de boire seuls, puissent d’un coup se mettre à boire par miracle, après avoir parcouru 2000 km ? c’est impossible.

Qu’ils aient 2 mois ou 4 mois ne change véritablement rien au problème. Inutile de vouloir durcir la législation et la réglementation actuelles que ce soit au niveau français ou au niveau européen.
Les textes en vigueur sont déjà inappliqués et inapplicables.

Ayons le courage d’économiser le papier et les arbres destinées à fabriquer toute ces paperasseries.

Il faut faire un choix : soit l’on protége la vie, soit l’on protége le commerce international en considérant que les chiots sont des marchandises comme les autres.
Des marchandises qui peuvent être transportées sur 4000 km comme des réfrigérateurs ou des machines à laver.

Pour l’ANTAC–EUROPE il existe une valeur suprême : la vie humaine ou même animale.
Donc ces transports longues distances doivent être totalement interdits car ils ne sont motivés que par l’appât du gain et ne présentent des avantages que pour tous ceux qui vivent de ces trafics.
Ils est scandaleux que dans des sociétés dites civilisées l’unique moteur en la matière soit le profit.

Pour l’ANTAC-EUROPE ce transport international de chiots, non inscrit FCI, sur 3 à 4000 km doit être totalement prohibé.

Avec votre aide nous y arriverons !

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