Appel aux éleveurs

Les différentes plaintes déposées depuis plus d'une dizaine d'années - notamment par l'ANTAC - ont provoqué l'ouverture d'un certain nombre d'informations judiciaires avec désignation de juges d'instruction. Suite à des enquêtes approfondies, un certain nombre de mises en examen ont été prononcées, déclenchant des renvois devant les tribunaux correctionnels qui ont très souvent sanctionné les trafiquants importateurs de chiots d'Europe de l'Est.

Toutes ces enquêtes et cette activité judiciaire ont permis de comprendre parfaitement les mécanismes de ces trafics. Mais tout cela n'est pas gratuit et coûte cher. Pour sa part, l'ANTAC a conclu que ces importations étaient :

  1. Illégales
  2. Criminelles
  3. Dangereuses
  4. Inutiles
  5. Néfastes
  6. Incontrôlables aux frontières
  7. Polluantes
  8. Faciles à interdire, en particulier par les autorités françaises, car tout importateur ou exportateur d'animaux vivants possède un numéro d'opérateur enregistré à la Direction départementale des services vétérinaires (DSV), remplacée par la Direction Départementale de la Protection des Populations (DDPP).

Par cette revendication très claire, l'ANTAC défend totalement les intérêts de l'élevage et des éleveurs français. Car ce trafic international fait de nombreuses victimes : les chiots qui meurent massivement au cours des transports effectués sur des milliers de kilomètres sans manger et sans boire, les acheteurs trompés qui reçoivent des chiots le plus souvent malades, les éleveurs victimes d'une concurrence déloyale car les chiots partent d'Europe de l'Est à 50€ pièce. Donc ce trafic a pour effet de casser les prix.
Or, si les éleveurs LOF peuvent ne pas se sentir concernés par ce type de trafic portant essentiellement sur du non-LOF, c'est une très grave erreur. Car une connaissance précise de ces dossiers montre que certains de ces trafiquants offrent des chiots - avec des papiers - pour 200€ supplémentaires. Ce qui veut dire que contrairement à une idée répandue, ce trafic concerne également des chiots inscrits à la F.C.I. Il suffit donc aux trafiquants de trouver des acheteurs qui veulent payer plus cher pour vendre un chiot avec des papiers. Avec ce supplément financier, le même chiot peut être transformé en chiot de race. Chacun peut imaginer que la multiplication de ces trafics ne peut qu'affaiblir la crédibilité du chien LOF.
Si les lois et les règlements étaient appliqués, il ne rentrerait plus en France un seul de ces chiots d'Europe de l'Est.
Mais pour que les lois en vigueur soient appliquées, encore faudrait-il des associations et des citoyens réclamant sérieusement leur application.
C'est la raison pour laquelle nous espérons que vous nous rejoindrez dans notre combat.

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